Des chiffres à donner le tournis 16 septembre 2008
Posted by KesJenDi in Non classé.Tags: banques centrales, BCE, crise économique, crise financière, dollar, Economie, euro, faillite, FED, finance, pertes financières, subprimes
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Les chiffres régulièrement actualisés dans on ne sait plus quelle monnaie, tantôt dollar, tantôt euro, dépassent désormais le millier de milliard.
Tandis que j’essaie de m’imaginer ce que ça peut bien représenter, les commentateurs et autres analystes expliquent sans trémolo dans la voix que c’est un truc de fou, que les établissements financiers ont pris des risques inconsidérés, que l’incurie de l’économie américaine va se propager mondialement, qu’à la crise financière va succéder une crise économique. Un simple constat pour eux. C’est comme ça, point barre.
Au niveau mondial, 1 200 milliards de pertes estimées (pour l’instant). Evanouis, envolés, en fumée les billets verts ou autre !
Et les uns et les autres de rechigner à dire les choses telles qu’elles sont : les États-unis foutent tout le monde dans la merde.
Des millions de logements saisis, une banque d’affaire en faillite, et c’est calmement que les érudits analystes évoquent les années de récession à venir en citant pour illustrer la crise de 1929. Nous rappelant au passage que tout cela n’est qu’histoire de cycles après tout.
Bref, ça va morfler pour les moins bien lotis, mais c’est un mal nécessaire, un système qui s’auto-régule nous disent même d’autres.
Ceux là théorisent à tel point qu’ils en oublient qu’ils parlent d’êtres humains et de vie, trop heureux de trouver enfin illustré un axiome ou un autre.
Plusieurs dizaines de milliards d’euros de perte pour les banques françaises dont on imagine bien qui va réellement éponger dans les années qui viennent : regardez bien vos conditions tarifaires actuelles, elles vont plus que probablement devenir très bientôt collector.
Des centaines de milliards de dollars ou d’euros injectées par les banques centrales pour pallier le fait que les d’établissements bancaires et financiers ne se font mutuellement plus confiance et donc ne se prêtent plus le moindre centime.
Alors, de là à prêter aux ménages… ne leur en parlez plus.
Même à les écrire ici, j’ai du mal avec tous ces chiffres tellement ils sont énormes. Du mal surtout à imaginer quelle réalité ils recouvrent réellement.
Commentaires
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et dire qu’en France, le pouvoir veut tout livrer au secteur privé… Quand on voit tout ces sommes envolées payées par le contribuable, c’est écoeurant.
S’il y avait une quelconque unité en Europe et un réel poids politique, c’est en ce moment qu’il faudrait dire aux États-unis : Stop, ça suffit !
Ils ont appelé à la rescousse pour que leur économie ne s’effondre pas complètement : aidons les en inversant le rapport de force, c’est le moment propice.
Mais les petits toutous vont bien docilement continuer à ramener les pantoufles, et surtout continuer à financer cette économie qui ne sait vivre qu’à crédit.