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Pas facile de lire au guidon de son vélo… mais ça vaut le coup ! 20 avril 2008

Posted by KesJenDi in Non classé.
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Alors que je relis L’idéologie sociale de la bagnole [fr] d’André Gorz, ma progression dans le texte étant rythmée par les 25 véhicules à la minute qui défilent de l’autre coté de la haie du jardin, j’en viens à repenser à la ballade du matin qui a été une nouvelle illustration du caractère peu accueillant de l’asphalte pour les 2 roues non motorisés dans le coin.
C’est un vrai morceau de bravoure que de tenter de se déplacer à vélo dans cette agglomération un autre jour qu’un dimanche, et on dit à ce sujet un grand merci aux conducteurs de 4 roues motorisés plus avant nommés bagnoles.
Quand je songe qu’on parle ici d’implanter un genre de Velib (un concept décidément à la mode ces derniers temps alors que ça fait facilement une dizaine d’année qu’il existe), j’en referme l’ouvrage de dépit car rien n’a encore été fait ici pour permettre aux différents types de circulations de cohabiter dans la ville.

Pour ceux qui ne connaissent pas André Gorz et son œuvre, Ecologica [fr] est l’occasion de se confronter à 7 textes (dont celui évoqué plus haut) parus entre 1975 et 2007 et regroupés dans cet ouvrage dont le titre pourrait presque prêter à confusion si n’était précisée sur la quatrième de couverture la façon dont Gorz envisage la chose :

En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et radicaliser encore la critique du capitalisme.

Je ne peux que recommander cette saine lecture : à lire, relire, annoter, citer, commenter et diffuser sans aucune modération.

La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer. [...] L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire «changement de mentalité», mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production, et modes de vie passe pour «irréaliste», comme si la société de la marchandise , du salariat et de l’argent était indépassable. (p. 29-30).

Quand les prix montent, les bénéfices augmentent davantage. 15 février 2008

Posted by KesJenDi in Humeur.
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Brique_Lait Comme il restait plus assez de lait pour le goûter, il a fallu aller vite fait au petit truc du coin pour pallier au manque.
Comme c’est le petit truc du coin y avait pas franchement le choix, et bien sûr pas la brique de lait de d’habitude.

On a pris un litre qui vient d’une coopérative, et en payant les 96 centimes que ça coûtait, on s’est dit que c’était tout de même pas donné, et que même s’ils n’ont pas de rapport direct on s’est bien souvenu qu’un groupe comme Danone a augmenté récemment ses prix de 10% en moyenne pour cause d’augmentation des matières premières, nous ont-ils dit.
On s’est aussi souvenu que cette même entreprise a annoncé hier 4,18 milliards d’euros de bénéfices en hausse de 310% par rapport à 2006 (et oui, vous avez bien lu, pour mémoire 1,353 Mds l’année passée).
Ça c’était au moment de payer.

Car après, en humant le lait chaud mélangé au chocolat, on a oublié tout ça.
Histoire d’apprécier quand même un peu.

En vrac semaine 6 : Il n’y a pour l’instant pas matière à billet sur ces sujets 10 février 2008

Posted by KesJenDi in En vrac.
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En_Vrac Comme au fil des jours je prends des notes sur ce que je lis, entends ou autre, je vous livre ici ce que j’ai glané cette semaine :

Nicolas Sarkozy va-t-il nous faire le petit clin d’œil à sa vie privée à chaque sortie officielle ?
A Gandrange il évoque sa lune de miel, Chez Alstom à propos d’AGV achetés à Alstom : “Elle est pas belle… l’Italie”.

Yahoo! décline l’offre d’achat de Microsoft pas “assez cher” payée à 31$ par action (44,6 milliards de $ au total) et indique qu’elle n’envisagera rien à moins de 40$/action.
Yahoo! n’est donc pas la faible proie d’un prédateur sans états d’âmes ? Ou alors est-ce que les propos récents de Google (voire une discussion entamée) ont à y voir ?

En parlant de milliards (mais en euro cette fois), le déficit commercial français atteint un record de 39,171 milliards d’euros.
Expliqués en partie par un euro trop fort qui pénalise la France. Mais pas l’Allemagne qui dégage elle un excédent commercial de 200 milliards.
Dans la même monnaie !

Le Quinze de France a joué sans Sébastien Chabal mais en bleu car à domicile. (Faut-il préciser ici qu’il est question de rugby et de tournoi des 6 nations ?)
Difficile victoire face à l’Irlande, mais le résultat y est. Surtout si l’on compare avec la prestation du onze tricolore vêtu de rouge face à l’Espagne qui jouait en jaune ? (on parle ici de football en match amical gagné par l’Espagne 1 à 0).

A voir sur Planète (pour une fois que je peux citer une propriété de TFone sans rougir) un documentaire sur le réchauffement climatique qui selon Martin Durkin ne serait pas dû aux activités humaines.
Je ne l’ai pas vu, et suis bien loin de me laisser convaincre sur ce sujet. Mais, je suis curieux de savoir ce que le type peut vouloir dire.
Vu sur la même chaine, une théma sur la déréglementation européenne au sein de 3 services publics français (SNCF, EDF et la Poste) qui fera l’objet d’un billet un peu plus tard.
Ma première impression à chaud : Europe = tout ce qui peut être assimilé à une marchandise doit être ouvert à la concurrence = libéralisation = fin des services publics.
Au vu de ça, n’importe quel traité…

Marion Bartoli éliminée en demi-finale de l’open GDF par une Russe (celle-là même qui avait battu Amélie Mauresmo en quart de finale) au nom imprononçable : Anna Chakvetadze.
Elle affrontera en finale une hongroise au nom un peu plus clément pour nous : Agnes Szavay.
Rappellons que l’organisateur du tournoi ne sera jamais privatisé…

Par chez moi c’est un peu comme partout ailleurs : les candidats MoDem rejoignent les listes UMP à très grande vitesse, et avec force arguments pour s’expliquer.
S’il était besoin de rappeler l’orientation naturelle du MoDem…

Enfin, concluons sur cette brève non sourcée :

Devant l’augmentation de l’utilisation par les couples du SMS comme moyen de s’unir et se désunir, un opérateur de téléphonie mobile envisage de lancer un service de SMS officiel de rupture et de réconciliation. Celui-ci garantissant les preuves en cas de litige (preuve d’envoi et accusé réception), mais assurant bien entendu cela va de soit une complète confidentialité sur les contenus échangés.
Les 4 premiers échanges seraient gratuits mais uniquement entre numéros préalablement enregistrés auprès de l’opérateur.
On voit tout de suite les problèmes que cela pourrait poser à une personne déjà engagé avec une autre mais souhaitant néanmoins faire revenir son ex.

Allez, KeNavo et à la semaine prochaine.

Proposition pour la libération des logiciels propriétaires 24 janvier 2008

Posted by KesJenDi in Analyse.
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La commission pour la libération de la croissance ayant rendu son rapport, nombres blogs et sites y vont de leur analyse.
Ma petite contribution concernant les logiciels libres :La commission propose rien moins que libérer les logiciels propriétaires, comprenez mon enthousiasme.
Ah bon, j’ai mal lu ?

“DÉCISION 58
Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels « libres ».”

Sous prétexte de promotion de la concurrence avec les logiciels propriétaires, la commission propose ni plus ni moins de piocher allègrement dans le stock de logiciels libres pour de simples raisons financières :

“les communautés de logiciels libres s’engagent gracieusement à proposer en continu des améliorations et des applications. Le logiciel libre induit une économie moyenne de 36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices.”

C’est encore une fois l’illustration de la confusion souvent faite entre libre et gratuit (le problème pourrait venir de la traduction erronée de “free”). La communauté du logiciel libre n’a pas vocation à assurer “gracieusement” développement et amélioration des logiciels pour des intérêts privés.

Pour ce faire, la commission a bien compris qu’il faudra arriver à assurer l’interopérabilité entre logiciel :

“Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.”

Ce sont les éditeurs de logiciels propriétaires (Microsoft en tête) qui freinent sur ce point. De plus, ce n’est pas l’Europe qui fixera les normes internationales.

Entre nous la confiance est rompue 18 décembre 2007

Posted by KesJenDi in Archives.
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lingot

Dans la foulée de la crise des subprimes, la sphère financière connaît actuellement une grave crise de confiance qui a obligé les principales banques centrales à intervenir pour éviter que la situation ne devienne catastrophique.Comment en arrive-t-on à ce genre de situation ?

Le système est bâti sur la confiance mutuelle des acteurs financiers, hors actuellement cette
confiance est rompue.

Tentative d’explication :

Je suis trader et mon métier est pour simplifier d’acheter/vendre des devises et prêter/emprunter de l’argent. Tout cela se fait sur un marché de gré à gré, c’est à dire qu’on se met d’accord sur une transaction (en général par téléphone) qui se finalise ensuite sous 2 jours.

Cela implique d’avoir confiance en son interlocuteur, car (et on omet ici volontairement les outils de couverture des risques) si jamais il n’honore pas sa partie du deal, ça peut poser un gros problème : imaginons qu’il m’a vendu des dollars en échange d’euros et que le moment venu il ne me fournisse pas les dollars en question. Dans l’intervalle j’ai moi-même vendus ces dollars à une ou plusieurs autres contrepartie : pour compenser sa défaillance je vais devoir emprunter ces dollars ce qui va me coûter de l’argent.

Pour résumer, si un jour une de mes contrepartie me plante, ma confiance va quelque peu s’émousser. Comme je ne peux pas lui refuser une transaction, la seule chose que je peux faire c’est fixer un prix suffisamment cher pour couvrir le risque que je pense courir avec lui, ou alors fixer un prix tellement cher que mon interlocuteur refusera de faire la transaction.

C’est en gros ce qui se passe dans le prolongement de la crise des subprimes : certains ont besoin
d’emprunter de l’argent mais ceux qui pourraient prêter craignent de ne pas être remboursés comme convenu, ils fixent donc des taux exorbitants, ce qui fait que le taux de marché augmente. Si le taux de marché augmente trop et surtout sur une trop longue période, il risque d’y avoir engorgement poussant à la faillite certains des emprunteurs les plus fragiles.

C’est là qu’interviennent les banques centrales en mettant à disposition des liquidités à des prix inférieurs au prix de marché. Ainsi, les emprunteurs pourront couvrir leurs besoins immédiats, mais surtout les prêteurs seront incités à baisser leurs taux pour revenir dans le jeu (et oui, ils sont pragmatiques : si les transactions se font quand même, autant qu’elles se fassent avec eux).

Voilà donc ce qui se joue actuellement : les banques centrales essaient de sauver les meubles
pour tenter d’éviter qu’une crise liée à l’incurie de l’économie américaine ne devienne mondiale.