Le CNE est mort, mais le droit du travail s’en portera-t-il mieux ? 29 avril 2008
Posted by KesJenDi in Repères.Tags: CDD, CDI, CNE, Droit du travail, Loi, MEDEF, Politique, syndicats, travail
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Les députés ont adopté en première lecture le projet de loi de modernisation du marché du travail qui est en fait la transcription législative des accords signés en janvier entre les principaux représentants patronaux et salariaux.
Souvenez-vous de ces négociations que le gouvernement avait sommé les partenaires sociaux d’avoir, en leur fixant la date avant laquelle ils devaient aboutir à un accord sous peine de légiférer.
Durant ces discussions il avait été beaucoup question de flexisécurité, un concept qu’on saura d’autant plus apprécier à l’éclairage des propos récents tenus au sujet des chômeurs par celui qui réforme pour l’oseille des patrons.
Le texte adopté transpose donc dans le droit les termes sur lesquels patrons et salariés s’étaient séparés sur une poignée de main, à savoir :
- Allongement de la durée de la période d’essai à 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maitrise et techniciens et 4 mois pour les cadres. Cette période d’essai est renouvelable une fois pour au maximum sa durée initiale.
- Instauration de la rupture de contrat conventionnelle qui résulte de la volonté commune des 2 parties de se séparer et sur les termes de laquelle elles se sont mis d’accord.
- Création d’un Contrat à Durée Déterminée à objet défini dont l’échéance est la réalisation d’un objet défini pour une durée allant de 18 à 36 mois, et qui ne concerne pour l’instant que les cadres et ingénieurs.
Pour finir, le texte enterre définitivement le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) dont les contrats sont requalifiés en CDI.
Je pense qu’il n’y aura pas grand monde pour verser une larme à ce sujet.
Je sais pas, mais au vu des 3 points qui précèdent cette petite bonne nouvelle, je ne peux m’empêcher de voir comme un petit un petit tour de bonneteau façon Medef…
Pas facile de lire au guidon de son vélo… mais ça vaut le coup ! 20 avril 2008
Posted by KesJenDi in Non classé.Tags: André Gorz, bagnole, capitalisme, circulation, EcoLOGIQUE, Economie, Lecture, livre, Politique, Vélorution, voiture
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Alors que je relis L’idéologie sociale de la bagnole [fr] d’André Gorz, ma progression dans le texte étant rythmée par les 25 véhicules à la minute qui défilent de l’autre coté de la haie du jardin, j’en viens à repenser à la ballade du matin qui a été une nouvelle illustration du caractère peu accueillant de l’asphalte pour les 2 roues non motorisés dans le coin.
C’est un vrai morceau de bravoure que de tenter de se déplacer à vélo dans cette agglomération un autre jour qu’un dimanche, et on dit à ce sujet un grand merci aux conducteurs de 4 roues motorisés plus avant nommés bagnoles.
Quand je songe qu’on parle ici d’implanter un genre de Velib (un concept décidément à la mode ces derniers temps alors que ça fait facilement une dizaine d’année qu’il existe), j’en referme l’ouvrage de dépit car rien n’a encore été fait ici pour permettre aux différents types de circulations de cohabiter dans la ville.
Pour ceux qui ne connaissent pas André Gorz et son œuvre, Ecologica [fr] est l’occasion de se confronter à 7 textes (dont celui évoqué plus haut) parus entre 1975 et 2007 et regroupés dans cet ouvrage dont le titre pourrait presque prêter à confusion si n’était précisée sur la quatrième de couverture la façon dont Gorz envisage la chose :
En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et radicaliser encore la critique du capitalisme.
Je ne peux que recommander cette saine lecture : à lire, relire, annoter, citer, commenter et diffuser sans aucune modération.
La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer. [...] L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire «changement de mentalité», mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production, et modes de vie passe pour «irréaliste», comme si la société de la marchandise , du salariat et de l’argent était indépassable. (p. 29-30).
C’est pas le tout, mais il va quand même falloir choisir un(e) maire 1 mars 2008
Posted by KesJenDi in élections.Tags: élections, LCR, les Alternatifs, les Verts, maire, MoDem, municipales, municipales 2008, Parti des travailleurs, PCF, Politique, PS, Radicaux de gauche, UMP
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C’est donc fort logiquement autour d’un bilan que s’agrègent des intentions de vote : pour ou contre, c’est selon.
Mais voilà, la gauche n’a pas réussi à s’entendre pour une liste commune et le PS roule avec les Verts et les Radicaux de gauche, tandis que LCR, PCF et Parti des Travailleurs ont leur propre liste. Remarquez, c’est pas si mal : il n’y a que 2 listes.
Allez savoir avec tout ça comment les gens vont choisir…
Sémantique de la rupture de la France d’après 19 février 2008
Posted by KesJenDi in Non classé.Tags: commission, gouvernement, légitimité, mesure, Politique, rupture, transparence
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Quelques définitions que mon dictionnaire papier n’a bien entendu pas pu actualiser, tellement la politique change vite.
présider :
annoncer qu’on va créer une commission pour définir les modalités de mise en application d’une mesure à laquelle on vient juste de penser.
gouverner :
Prendre acte de la légitimité des diverses commissions créées par le chef, à définir les moyens de mise en application de ce qu’il a lui-même décidé sans concertation. Et bien sûr, s’y conformer.
Mais aussi, défendre le chef bec et ongles, avec la plus grande abnégation, en toutes circonstances et en usant au possible de mauvaise foi.
transparence :
concept dont se servira sans retenue la majorité présidentielle pour justifier toutes les outrances sur le mode : “Vous préférez quoi ? Qu’on fasse comme ceux d’avant en cachette ? Non, nous on est transparents, vous n’allez quand même pas nous reprocher ça non plus !”
Plan banlieue : il y a urgence à savoir qui… 8 février 2008
Posted by KesJenDi in Non classé.Tags: Christine Boutin, Fadela Amara, Nicolas Sarkozy, plan banlieue, Politique, présentation, presse
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Je note que : lorsqu’il y a peu Christine Boutin désapprouvait ce plan, on parlait alors du plan banlieue de Fadela Amara.
Aujourd’hui il est présenté à la presse : on parle du plan banlieue de Nicolas Sarkozy.
Ca doit forcément en changer la nature…
Proposition pour la libération des logiciels propriétaires 24 janvier 2008
Posted by KesJenDi in Analyse.Tags: Economie, Informatique, Logiciel, Logiciel libre, Politique, Rapport Attali
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Ma petite contribution concernant les logiciels libres :La commission propose rien moins que libérer les logiciels propriétaires, comprenez mon enthousiasme.
Ah bon, j’ai mal lu ?
“DÉCISION 58
Promouvoir la concurrence entre logiciels propriétaires et logiciels « libres ».”
Sous prétexte de promotion de la concurrence avec les logiciels propriétaires, la commission propose ni plus ni moins de piocher allègrement dans le stock de logiciels libres pour de simples raisons financières :
“les communautés de logiciels libres s’engagent gracieusement à proposer en continu des améliorations et des applications. Le logiciel libre induit une économie moyenne de 36 % en recherche et développement pour les entreprises utilisatrices.”
C’est encore une fois l’illustration de la confusion souvent faite entre libre et gratuit (le problème pourrait venir de la traduction erronée de “free”). La communauté du logiciel libre n’a pas vocation à assurer “gracieusement” développement et amélioration des logiciels pour des intérêts privés.
Pour ce faire, la commission a bien compris qu’il faudra arriver à assurer l’interopérabilité entre logiciel :
“Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.”
Ce sont les éditeurs de logiciels propriétaires (Microsoft en tête) qui freinent sur ce point. De plus, ce n’est pas l’Europe qui fixera les normes internationales.
Entre nous la confiance est rompue 18 décembre 2007
Posted by KesJenDi in Archives.Tags: BCE, Crack, Economie, Politique
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Le système est bâti sur la confiance mutuelle des acteurs financiers, hors actuellement cette
confiance est rompue.
Tentative d’explication :
Je suis trader et mon métier est pour simplifier d’acheter/vendre des devises et prêter/emprunter de l’argent. Tout cela se fait sur un marché de gré à gré, c’est à dire qu’on se met d’accord sur une transaction (en général par téléphone) qui se finalise ensuite sous 2 jours.
Cela implique d’avoir confiance en son interlocuteur, car (et on omet ici volontairement les outils de couverture des risques) si jamais il n’honore pas sa partie du deal, ça peut poser un gros problème : imaginons qu’il m’a vendu des dollars en échange d’euros et que le moment venu il ne me fournisse pas les dollars en question. Dans l’intervalle j’ai moi-même vendus ces dollars à une ou plusieurs autres contrepartie : pour compenser sa défaillance je vais devoir emprunter ces dollars ce qui va me coûter de l’argent.
Pour résumer, si un jour une de mes contrepartie me plante, ma confiance va quelque peu s’émousser. Comme je ne peux pas lui refuser une transaction, la seule chose que je peux faire c’est fixer un prix suffisamment cher pour couvrir le risque que je pense courir avec lui, ou alors fixer un prix tellement cher que mon interlocuteur refusera de faire la transaction.
C’est en gros ce qui se passe dans le prolongement de la crise des subprimes : certains ont besoin
d’emprunter de l’argent mais ceux qui pourraient prêter craignent de ne pas être remboursés comme convenu, ils fixent donc des taux exorbitants, ce qui fait que le taux de marché augmente. Si le taux de marché augmente trop et surtout sur une trop longue période, il risque d’y avoir engorgement poussant à la faillite certains des emprunteurs les plus fragiles.
C’est là qu’interviennent les banques centrales en mettant à disposition des liquidités à des prix inférieurs au prix de marché. Ainsi, les emprunteurs pourront couvrir leurs besoins immédiats, mais surtout les prêteurs seront incités à baisser leurs taux pour revenir dans le jeu (et oui, ils sont pragmatiques : si les transactions se font quand même, autant qu’elles se fassent avec eux).
Voilà donc ce qui se joue actuellement : les banques centrales essaient de sauver les meubles
pour tenter d’éviter qu’une crise liée à l’incurie de l’économie américaine ne devienne mondiale.









