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Faut-il relire la fin du travail de Jeremy Rifkin ? 2 mars 2008

Posted by KesJenDi in Lecture.
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Rifkin_Fin_Du_Travail Je comptais me servir d’une synthèse rédigée à l’époque où j’étais étudiant sur La fin du travail de Jeremy Rifkin pour pondre rapidement un billet sans trop de labeur.
Mais voilà, en plus d’être fainéant je suis bordélique, et donc le précieux document est introuvable.
Du coup je palpe le livre, le soupèse, l’évalue pour savoir si je vais me décider à le relire ou pas.
En tombe un marque-ta-page de l’époque de la première lecture, avec quelques numéros de pages griffonnés : les pages où j’ai souligné des trucs.

Comme ça, à chaud, allez savoir pourquoi, j’extraie cette citation (c’est moi qui met en gras) :

La révolution de la productivité a donc affecté de deux façons le temps de travail. l’introduction des technologies économisant à la fois la main d’œuvre et le temps a permis aux entreprises d’éliminer massivement des travailleurs et de créer ainsi une armée de réserve de chômeurs qui pâtissent d’une oisiveté forcée au lieu de jouir de leur temps libre. Ceux qui ont encore un travail sont obligés de travailler plus longtemps, en partie pour compenser la baisse de leur salaire et de leurs prestations. Nombre de sociétés préfèrent occuper plus longtemps une main-d’œuvre plus réduite plutôt qu’un personnel plus abondant qui travaillerait moins : elles économisent ainsi diverses charges sociales, dont les prélèvements de santé et de régimes de retraite. Même en payant 50% plus cher les heures supplémentaires, elles dépensent moins que si elles devaient payer les charges sociales inhérentes à une main-d’œuvre plus abondante.

Jeremy Rifkin, La fin du travail, Éditions la Découvertes, 1996, (p. 297-298).

Toute ressemblance avec des dispositions récentes par chez nous…

Dis-moi, 25% en euro ça fait la même chose qu’en franc ? 26 février 2008

Posted by KesJenDi in Repères.
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Le gouvernement n’a pas attendu le numéro de mars de ce magazine pour prendre la mesure du problème des augmentations de prix sans qu’on sache si elle sont justifiées ou pas.
Michel Barnier, actuel ministre de l’agriculture et de la pêche, vient de le dire sur l’antenne d’une chaîne cryptée.

En effet, ça fait une bonne semaine qu’il a dû voir cette émission où il est question de concurrence factice et plus encore dans un secteur dont on apprend, de la bouche de Philippe Askenazy (économiste au CNRS), que depuis 1996 le chiffre d’affaire a augmenté de 50% tandis que les profits augmentaient de 130%.

De tête, en franc ou en euro, je crois qu’on arrive tous à la même conclusion.

 

Quand les prix montent, les bénéfices augmentent davantage. 15 février 2008

Posted by KesJenDi in Humeur.
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Brique_Lait Comme il restait plus assez de lait pour le goûter, il a fallu aller vite fait au petit truc du coin pour pallier au manque.
Comme c’est le petit truc du coin y avait pas franchement le choix, et bien sûr pas la brique de lait de d’habitude.

On a pris un litre qui vient d’une coopérative, et en payant les 96 centimes que ça coûtait, on s’est dit que c’était tout de même pas donné, et que même s’ils n’ont pas de rapport direct on s’est bien souvenu qu’un groupe comme Danone a augmenté récemment ses prix de 10% en moyenne pour cause d’augmentation des matières premières, nous ont-ils dit.
On s’est aussi souvenu que cette même entreprise a annoncé hier 4,18 milliards d’euros de bénéfices en hausse de 310% par rapport à 2006 (et oui, vous avez bien lu, pour mémoire 1,353 Mds l’année passée).
Ça c’était au moment de payer.

Car après, en humant le lait chaud mélangé au chocolat, on a oublié tout ça.
Histoire d’apprécier quand même un peu.

Déblocage de la participation : pour quoi faire ? 13 février 2008

Posted by KesJenDi in Analyse, Repères.
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Euros En permettant aux salariés de débloquer par anticipation jusqu’à 10 000 euros sur leur participation aux bénéfices, sans payer d’impôts ni de charges sociales dessus, le gouvernement espère 10 à 12 milliards d’euros injectés dans le circuit économique.
Si, comme en 2004 et 2005, ce surplus de liquidités se tourne vers d’autres types d’épargne ou vers des équipements importés (principalement informatique et équipements multimédia), l’efficacité du dispositif risque de s’en trouver limitée.
D’autant qu’à force de débloquer, certains risquent bien de se retrouver avec plus grand chose à un moment ou l’autre.
C’est typiquement le genre de mesure qu’on met en place quand on a pas d’autre idée, pour gagner du temps et au cas où pour voir.
Structurellement, à part vider le mince bas de laine de quelques salariés, quels résultats attendre de ce dispositif ?
Si on cessait de masquer la réalité derrière cette construction idéologique qu’est devenu le terme pouvoir d’achat ?
La réalité c’est le salaire, ce n’est pas un empilement de dispositifs (heures supplémentaires défiscalisées, rachat de jours de RTT, travail le dimanche ou déblocage de participation) qui viendrait ponctuellement, et au bon vouloir des décideurs, compléter ce sur quoi se basent bon nombre d’interlocuteurs pour prendre des décisions (banquiers, bailleurs).

Le pouvoir d’achat n’est qu’une subtilité linguistique employée pour détourner l’attention de la nature de ce qui est perçu par le salarié, pour ne prendre en compte que le montant final et ce qu’il permet de faire.
Ainsi, l’on peut expliquer qu’au final : “en travaillant plus, on gagne plus”, occultant ainsi que la juste contrepartie d’un travail est un salaire qui permette d’en vivre.

Vous m’en mettrez une petite douzaine, siouplait. 1 février 2008

Posted by KesJenDi in Non classé.
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Beaux_Oeufs_VillageJ‘ai pris la boite et l’ai approchée pour parcourir l’étiquette parce que ça sonnait bien : Les Beaux oeufs de nos villages.
Et puis, sans regarder le prix j’ai posé la douzaine dans le panier.
Parce que ces oeufs là ont été pondus à 30 kilomètres à peine du lieu où ils sont vendus. Et ça, ça mérite qu’on les achète sans regarder le prix.